dimanche 14 juin 2009

La montée d'un ange

Dimanche, 11heures, j'ai la crève, j'ai la tête à des années lumières de là, je déteste être malade. J'ai un horrible mal de crâne, la gorge sèche, une affreuse douleur à la nuque. Je me lève, j'ai une soif terrible, j'allume la télévision, zap sur une chaîne musicale, CALOGERO chante: "on n'est riche que de ses amis, c'est dit. Je souri. J'aime cette phrase, elle me ressemble. Mes ami(e)s ont toujours contribué et participé aux meilleurs moments de ma vie. Mes moments, les plus forts et les plus enrichissants, mis à part la naissance de mes enfants qui représente pour moi le fil de mon équilibre, ce sont mes amis qui m'ont comblé. Cette chanson me renvois des flashbacks et machinalement, je ressort un vieil album, un vieux copain lui aussi. J'ai toujours eu le reflex de prendre des photos souvent en cachette pour sauvegarder le temps, l'arrêter , l'enfermer dans une image. Des instants courts, furtifs, éternels que même la mort ne peut emporter. Je tombe sur une photo de moi à l'âge de 18 ans, j'étais en terminale à l'époque et passais un bac en sciences économiques et sociales, je sortais d'une relation tumultueuse, presque destructrice avec celui qui fut mon premier amour. Premières désillusions, premières larmes, premières trahisons.
J'étais dans une phase de reconstruction émotionnelle. Sur cette photo, je suis avec un beau brun ténébreux, des cheveux mi longs, le regard profond, une beauté captivante! Il souri sur cette photo. Il a l'air sûr de lui, détendu. Bien sûr, je repense à ce week-end du 14 juillet, quelques années plus tard. J'avais invité ma meilleure amie à manger chez moi avec son mari. Cela faisait longtemps que l'on ne s'était pas vu. L'ambiance était bon enfant, on a beaucoup ri. Je me rappelle qu'on était bien, on était heureux, insouciant. jamais, on aurait pu y penser ou se douter que quelque part sur Paris dans un appartement, ton appartement de standing, tu était seul. Jamais, nous n'aurions pu savoir, que pendant que nous festoyons gaiement, un drame se prépare, une histoire, ton histoire, celui d'un homme étrangement beau, presque trop, fragile, qui se cherche et cherche un sens à son existence. Ton frère, ce soir là, est assis à ma table, car le mari de ma meilleure amie, c'est ton frère que je connais depuis longtemps puisque vous habitiez en face de chez moi à l'époque. C'est leur couple et leur amour qui m'ont conduis vers toi. A force de sortir tout les quatre ensembles, c'était inévitable qu'une grande amitié nous lies. J'avais des blessures silencieuses dans le coeur et tu en avais aussi. On sait compris sans un geste, un mot de trop. Tu parlais beaucoup, tu refaisais le monde, moi, je t' écoutais captivée par ton discours, éblouie par ta beauté intérieure qui était si belle plus que ce corps que dieu avait fait parfait; Des jours a passé tout ce temps ensemble sans rien dire, puis à parler à bâtons repus pendant des heures. Je me souviens d'un jour d'une grande chaleur: c'était un matin, je dormais, j'avais ouvert la fenêtre de ma chambre en grand, quand, j'ai entendu un bruit qui m'a fait sursauté et criée dans l'affolement. Je t'ai vu là, atterrir de je ne sais ou. Choquée et ravie, éblouie encore une fois par ton audace. Quelle folie quand j'y pense, j'habitais au 3ème étage! Tu m'as dis viens, on va faire un tour. Et je n'ai pas cherché à comprendre, je t'ai suivi sans rien dire. Fatalement, on est sorti ensemble, comment aurions nous pu l'éviter? On s'est beaucoup apprécié et respecté, mais je crois que nous étions plus doués toi et moi pour l'amitié que pour l'amour. Tu passais beaucoup de temps avec tes copains de quartier qui étaient peu fréquentables, matchos et peu respectueux des femmes. Je n' ai jamais compris ce que tu faisais avec eux, ils n'ont jamais su qui tu était vraiment, un poète, un philosophe de la vie, un rêveur, les pieds sur terre, la tète dans les nuages. Ce qui te plaisait dans le fond, c'était d'être toujours là ou on t'y attendais le moins. Je t'ai écris beaucoup puis je t'ai quitté parce que tu ne m'as pas laissé d'autres choix. Notre amitié est restée intacte. Tu avais de gros problèmes de communication avec ton père qui était très dur avec toi et tu en as toujours beaucoup souffert. Tu étais très protecteur avec ton petit frère qui était autiste et je t'admirais pour cela. Les études supérieures, nos chemins qui se perdent, se croisent, le tourbillon de la vie nous emmène chacun de notre coté. J'ai des nouvelles de toi par ton frère, parfois bonnes, parfois mauvaises, tout s'enchaînent. J' apprends que tu as réussi financièrement, tu as un poste important, un bel appartement à Paris, tu mènes grand train mais tu es toujours sentimentalement seul. Après moi, tu as quelques histoires d'amour mais elles finissent toutes par te quitter, ou comme à chaque fois tu as fais en sorte qu'elles te quittent.
En plaisantant, je t'appelais le prince maudit de l'amour et cela te faisait beaucoup rire. Je ne sais pas ce qui c'est passé dans ta tête ce jour là. Je ne sais pas si tu étais seul ou avec quelqu'un. Je ne sais pas si la solitude a été un poids trop lourds à porter. Je ne sais pas à quel point tu pouvais être désespéré ce jour là, à quel point le néant , c'était emparé de toi. J'aurais voulu que tu m'appelle, que tu te confie comme autrefois, j'aurais été là en silence ou par la voix mais tu ne l'as pas fait. Quel mal t'a rongé au point de prendre le dessus sur ton goût de rire et de jouir de la vie.
J'ai peu de regret mais si je dois en avoir un , cela serait de ne pas avoir été là pour te raisonner, te tendre une main, te sauver de la nuit pour te ramener à la lumière. Ce 14 juillet là, tu as décidé seul de mettre fin à ta vie, ce 14 juillet là, ta dernière ex petite amie, t'a retrouvé pendu dans ton bel appartement Parisien immense mais vide. Que s'est il passé, nul ne le saura jamais. Tu semblais avoir tout pour être heureux, un charme fou, une réussite professionnelle, un appartement de standing à Paris dont tu étais si fier, mais tout cela n'était qu'une façade, n'est ce pas? Une façade pour la galerie mais j'ai toujours été sûre que tu cachais un mal être intérieur, que tu me laissais paraître parfois presque inconsciemment.
J'aime à croire que les êtres qui sont appelés trop tôt au ciel, deviennent des anges. C'était un 14 juillet et ce jour là, un ange est monté au ciel, sur terre, il s'appelait Jean Michel!



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dimanche 7 juin 2009

Bonne fête à toutes les Mamans





















Aujourd'hui, c'est dimanche et la fête des mamans, voilà, deux bonnes raisons de détester pour moi ce jour du 07 juin: ma mère est morte un dimanche et cela toujours été un vrai déchirement pour moi d'aller me recueillir sur sa tombe à chaque fête des mères.



On dit que le temps efface le chagrin, c'est vrai qu'il l'atténue en une brise légère, parfois dans le tourbillon de la vie on arrive presque à vivre sans puis cela revient par instant sans savoir pourquoi ni comment tel des effleurements qui viendrait vous rappeler à l'ordre.



Normalement, à chaque fois que je sort du cimetière, je n'effondre en larmes comme si c'était hier, comme si j'étais à nouveau cette petite fille apeurée et fragile regardant sa mère dormir tranquillement dans son cercueil des roses rouges tout autour d'elle et une photo entre les mains, celle de tout ses enfants et de son mari.



Aujourd'hui, je n"ai pas pleurée, j'ai regardé mes enfants, j'ai levé les yeux au ciel et j'ai souri, je vais bien et je suis épanouie parce que moi aussi aujourd'hui, je suis une maman, une maman plus que comblée et chaque moment de tendresse et d'amour partager avec eux à les voir grandir, m'enlève un peu plus chaque jour les épines du coeur.



Merci d'exister dans ma vie, je vous aimes. Merci de vos attentions, aujourd'hui, je suis très fière de vous.







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vendredi 5 juin 2009

Français, citoyens Européens et citoyens du Monde

Pourquoi, il est important de bouger ses petites fesses et d'aller voter:

Quoique l'on en pense la France ne peut rien toute seule, elle est un pilier de l’Europe: élargissement, élection au suffrage universel, création du conseil Européen....

Malgré que beaucoup de français restent divisés sur la possibilité d'une Europe fédérale, il est primordial qu'elle affirme sa position forte pour étendre la coopération à d'autres domaines essentiels par exemple en ce qui concerne la politique sociale.

Or, quelle image et qu'elle reflet, pourrions nous donner à nos voisins si nous ne sentions pas concernés par le devenir de l’Europe de demain autant que par celui de notre pays, cette Europe qui sera celle de nos enfants et de nos petits enfants, si nous ne montrions pas l'exemple en allant voter massivement pour élire nos députés, ceux qui vont défendre nos intérêts dans le monde.

Il est important d'aller voter pour ceux que nous jugeons digne de parler en notre nom à tous, des députés engagés, dévoués, compétents, pas ceux que nous renvois les médias, des députés fictifs ou fantômes, ceux qui prennent le parlement pour un boudoir, pas ceux qui viennent faire les potiches ou acte de présence pour toucher leurs indemnités mais ceux qui croient en l’Europe et aideront à la rendre plus forte et plus compétitive.

Il faut que chacun d'entre nous soient conscients que même s'ils pensent que cette démarche est inutile parce qu'ils n'y comprennent rien à l’Europe et aux différents mesures prises à Bruxelles, ils doivent aller voter pour ne pas laisser n'importe qui nous représenter, de toutes façons, il faut si résoudre l’Europe est notre avenir social, économique, environnementale.

Il est impératif que notre voix de citoyens Français se fasse entendre haut et fort au sein de l'union.Il faut que nos voisins nous respectent, montrons leur l'exemple en allant voter massivement.

Pour qui voter?

On annonce 26% pour l' UMP, et bien j'appelle tout les militants et sympathisants du modem et de l'écologie à prendre leurs responsabilités, laisser votre ego au vestiaire et aller voter pour une liste de gauche, le PS de préférence (la seule liste crédible, je sais, je suis de partis pris-)), j'appelle tout les militants et sympathisants de gauche à prendre aussi leurs responsabilités et à se rassembler autour d'un seule liste, celle du PS, et foutons une bonne déculotté à la droite Européenne!

Je sais, on peut toujours rêver et allumer un cierge à l'église!

Bon, ok....je remballe!!!!Non, trêve de plaisanterie, allez voter, c'est un droit, un devoir, et contrairement aux apparences un besoin vitale pour notre devenir, soyons des citoyens Européens assidues, agissons!


ALLEZ VOTER!

Et pour tout les nostalgiques qui ont un minimun d'humour, une petite video:






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mercredi 29 avril 2009

Le bonheur au travail est honteux

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de mes collègues de travail. Je me sens vraiment privilégiée en ces périodes de crise. Les uns se battent pour garder leur emploi, échapper à la précarité et au chômage, d'autres se lèvent à reculons chaque matin avec des remous dans les tripes, parce que leurs conditions de travail les dégoûtes tellement qu'ils s'en rendent malade au point d'en attraper de l'urticaire et de devenir dépressifs voir de se suicider parce qu'ils ont atteint le point non retour du supportable. Je me sens presque honteuse d'avoir autant de chance que parfois je me dis: il va arriver quelque chose de grave, la chance, ce n'est pas quelque chose de naturelle, ou alors si cela l'est, c'est que vous est vernis par le destin! Je ne travaille qu'avec des hommes, cela vous oblige à vous forger une carapace en apparence dure mais ces spécimens, là sont incroyables! Mes différentes expériences professionnelles, m'ont apprises à me méfier de mes collègues, dans cette micro société qu'est parfois l'entreprise, vous êtes confronté à un panaché de personnes différentes, les fourbes, les arrivistes, les personnels, les carriéristes, les syndiqués etc. Jamais jusqu'à présent, je n'ai sentie une once de gentillesse réelle et désintéressée, une empathie sincère envers autrui et surtout après avoir vécu l'expérience de travailler avec une acariâtre et odieuse personne, narcissique à souhait, un clone de Sarkozy au féminin, croyant avoir vie et mort sur ses collaborateurs, une jouisseuse du mépris et de l'humiliation humaine, je me dis que mes prières désespérées de trouver le paradis professionnel à portées ses fruits et j'en savoure chaque instant. Le paradis professionnel, c'est quoi? C'est un havre de paix que vous retrouver chaque matin avec plaisir malgré les blagues à deux balles, les pets et les rots qui font l'adage des hommes et leur classe légendaire, les insultes très inventives, profondes, 100% terroir, d'ailleurs, je pense à long terme créer un dictionnaire d'expressions françaises spécial terroir du genre: il se branle comme une bite à plat ou fais toi défoncer la luciole ou dégorge moi la turbine, j'en passe et des meilleures. Et, oui, je sais le monde masculin est pavé de bonnes intentions et souvent impénétrable, sans décodeur mais on s'y fait, je vous assure. D’ailleurs, je passe mon temps à avoir des fou rire, ce n’est pas le début d'un vrai bonheur cela? C’est bon pour la santé de rire! Vous me direz rire aux éclats pour des trucs aussi cucu la praline, cela fait un peu ringard pas vrai? Mais, c'est que mine de rien, il y a une recherche de vocabulaire qui frise l'admiration! Et ce qui me touche le plus, c'est qu'ils s’y mettent du cœur, non, vraiment et de la tendresse aussi, il n'y a pas une once de méchanceté, de la moquerie bonne enfant, rien de plus.C'est reposant de travailler avec des hommes, ils ne vous regardent pas comme une rivale mais comme un morceau de bifteck consommable ou pas, il n'y a pas de jalousie puérile avec un homme, pas de crêpage de chignon, mais plutôt une complicité amicale, attentionnée presque familiale. Mes camarades et moi même qui partageons ce petit paradis professionnel, nous formons une belle équipe de joyeux drilles, et putain, que cela fait du bien de travailler avec des gens ordinaires comme moi et sans être péjorative, réels, palpables! Une bouffée d'air dans ce monde du travail, dur, agressif et souvent inhumain. J'aime mes collaborateurs parce que grâce à eux, j'ai trouvé une seconde famille et chaque jour qui se lève, ils m'offrent mon premier sourire de la journée et cela n'a franchement pas de prix!

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dimanche 19 avril 2009

Eliminez, mine de rien

Au quotidien, nombre de petits gestes sollicitent mon corps. Pour le muscler sans y penser.

A la maison:

- Courses: je soulève un paquet de 500g (riz, pâtes) dans chaque main cinq fois de suite avant de le mettre dans le placard, et je tiens le sac de pommes de terre de 5 kg à bout de bras en contractant les abdominaux.

- Rangement: je mets de l'ordre dans la chambre des enfants, autrement dit, je m'accroupit et me relève plusieurs fois de suite en serrant les abdominaux, cela aide à les renforcer et muscle les cuisses.

- Ménage: je passe l'aspirateur, je brûle 175 calories à l'heure, je lave les carreaux, 250 environ et je brosse le sol, près de 400!


Au bureau:

- Abdos: assise, je contracte les abdominaux et bascule le bassin en avant pour détendre le dos, je tiens la position quelque secondes, puis je relâche, je répète cinq fois.

- Avant bras: je serre très fort une balle de mousse dans chaque main. En plus de muscler les avant-bras, adieu le stress!

- Dos: le dos bien droit, j'étire mes épaules vers l'arrière en serrant les omoplates l'une contre l'autre. Je tiens la pose quelques secondes, puis je relâche. A faire cinq fois de suite.

Le week-end:

- Danser: salsa, rock.... Rien de tel pour griller 400 calories à l'heure.

- Jardiner: j'ôte les mauvaises herbes, je tond la pelouse ou je bêche, j'assouplis ainsi les articulations, muscle l'arrière des cuisses et je fait brûler entre 300 et 460 calories à l'heure.

- Promenade du chien: au moins de 10 minutes de marche à vive allure avec mon chien, je tire mon corps vers le ciel, épaules en arrière et ventre rentré, je renforce les abdos et je consume déjà près de 80 calories.

Et bien sûr, je bois dans la journée par petites quantités 1.5 litre d'eau: l'eau est la boisson physiologiquement indispensable car elle draine les toxines (déchets), apporte sels minéraux et oligoéléments, hydrate les 400 muscles de mon corps et maintient mon cerveau au top.

Et vous, vous faites quoi pour bouger au quotidien?

Rien, alors il est encore temps de vous y mettre!
Go!



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vendredi 17 avril 2009

Les cons sont cons!

Je n’aime pas les cons. Le con type peut être de droite ou de gauche, il traîne sur les différents forums politiques et ne cherche ni les échanges d'idées, ni le dialogue. Il se contente d'un monologue où il a des oeillères. Il est sourd à la moindre réplique intelligente, ne cherche ni la logique, ni l'analyse, ni la synthèse. Il se contente de brailler et de commenter bêtement la moindre banane qui passe: gaffes de langage gauchiste, gaffes de langage de droite, se balançant des pavés à la gueule sans attendre la riposte ni des uns ni des autres; ni sans attendre d'ailleurs la moindre réponse puisque la seule chose qui les intéressent: c'est de bouffer l'adversaire dans une mise à mort débile, imbécile, et dénuée de tout bon sens.J'aime la politique mais je n'aime pas les forums politiques, c'est rempli de cons qui parlent pour ne rien dire et qui jouissent de chaque mot d'insultes comme s'ils étaient en manque depuis des mois. C'est con un militant, cela ne voit pas plus loin que le bout de sa lorgnette!Putain, merde mais moi aussi je suis une militante, une militante de gauche qui ne défend aucun parti, ni aucun candidat, qui aime écouter et se forger sa propre opinion, qui vit sa politique sur le terrain en essayant d'améliorer les choses à son échelle, avec ses moyens à elle et qui n'a pas d'autre prétention que de servir ses concitoyens.La gauche, pourquoi? J'aurais pu être une militante de droite: venant d'une famille fan de Pompidou et de Gaulle, la preuve, je suis née un 18 juin, non, là je plaisante, mais je me sens plus proche du petit peuple, celui dont on ne parle jamais, celui qui travaille tout les jours sans se plaindre, se contentant de leur sort avec le sourire et se battant chaque jour pour amélioré leur quotidien, celui qui donne alors qu'il n'a presque rien, celui qui est généreux et fraternel et qui n'attends rien en échange, j'en côtoie chaque jour dans mon village et ils en existent plein d'autres ici et ailleurs.Ces gens me réconcilient souvent avec l'humanité, j'aime le mot populaire et à la fois je le trouve péjoratif tellement il a été mal employé dans le passé.Pourtant, je ne crache pas sur mes collègues de droite parce qu'il y a aussi parmi eux des gens bien qui essaient d'améliorer véritablement les choses, vous n'avez pas le monopole du coeur disait GISCARD et il avait raison personne n'a le monopole du coeur, ce n'est pas une histoire de partis mais juste de personnes de bonne volonté capables de ne pas regarder que leur petit nombril pour aider les gens avec leurs moyens.Je n'ai pas plus de respect pour les tètes d'affiche de Gauche que de Droite mais j'ai du respect pour tout les militants qui au delà des étiquettes sur le terrain chaque jour essaient d'améliorer les choses, on le voit peu au niveau national mais on le côtoie souvent au niveau communal.Certains m'ont dis aux précédentes élections: tu es plus du centre que de gauche et tu devrais voter pour le modem. Je n'étais pas très emballée par BAYROU, même si certaines idées pouvaient être bonnes à creuser. A gauche Mme ROYALE, à droite M. SARKOZY, (ouais bof), l'une étant discrédité par son propre parti (qui nous l'avais pourtant sorti de je ne sais où comme un tour de passe-passe, un magicien qui sort un lapin de son chapeau). On ne pouvait pas vraiment dire à l’époque qu'elle avait les épaules assez solides pour porter tous les espoirs d’un pays. Quand à M.SARKOZY, pouah, il représente tout ce qui m'exaspère chez quelqu'un: arrogance, opportunisme, du genre: je retourne m'a veste du bon coté quand cela m'arrange et sert mes propres intérêts. Super, quel choix!Enfin, j'aurais pu voter blanc mais j'ai voté pour ce que je croyais le plus juste selon mes convictions, je ne pouvais pas voter à droite en mon âme et conscience alors j'ai fais mon devoir de militante de gauche.On aurait pu gagner si ses imbéciles d'éléphants avaient soutenu leur candidate au lieu de l'enfoncer. Même l'inexpérience et oserais-je dire l'incompétence de Mme ROYALE aurais davantage été gérable que de supporter pendant cinq ans M. moi-je.Enfin bref, j'attends 2012 et je ne sais pas se que nous réserve Mme AUBRY, mais espérons qu'elle seras plus douée pour la magie que M.HOLLANDE, et que le lapin qu'elle va nous sortir de son chapeau sera à la hauteur de nos espérances.


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mardi 14 avril 2009

Quand un Poireau vous inspire...

Je lis beaucoup de blogs, je participe peu aux commentaires, quelques fois, je laisse un message par amitié sans vraiment éprouvé d'intérêt au contenu des articles, parfois un billet m'interpelle et je m'attarde volontiers pour laisser un message, participer et donner mon avis, parfois un dialogue s'installe quand les locuteurs du moment ont de réelles idées à partager et à défendre.

M.Poireau fait partis de ces rares bloggeurs qui ne parlent jamais pour ne rien dire et c'est une qualité sur cette bloggosphère. J'ai bien aimé son dernier article à lire sur http://monsieurpoireau.blogspot.com/ le titre en est Jésus [mais pas que…].

C'est drôle, pertinent, d'une ironie mordante sur un sujet sensible et pourtant si passionnant, le sexe et jésus, tout un programme.

Cela m'inspire beaucoup de réflexion, et comme je risque d'être trop éloquente pour intervenir sur son blog, je le fais par l'intermédiaire du mien pour ne pas l'envahir de mon bavardage intimiste qui n'aurait pas lieu d'être si comme le dis ce cher Nicolas (http://jegpol.blogspot.com/): c'est mon blog et j'écris ce que je veux!
La religion me passionne et pourtant je ne crois pas en l'existence d'un dieu tout puissant, non pas que je n'aime pas lire la bible qui je trouve n'est pas dénuée de poésies et à mon avis un des plus beau livre qui soit, avec des passages magnifiques, non pas non plus que je renie l'existence présumé d'un Sauveur quelconque car après tout je n'ai pas de preuve qu'il n' existe pas, je l'imaginerais alors ne portant pas de nom, n'ayant pas de couleur, et qui peut dire qu'il est à l'image de l'homme?Je suis une sceptique qui pourrais croire mais qui s'y refuse car cela voudrais dire pour moi renier ce qui me semble palpable, réelle, scientifique et faisant partie naturellement de l'être humain. D'ailleurs comment le dénommé? Entité, esprit, que sais-je! J'ai beau avoir une imagination débordante, je sèche, comment croire que des pingouins ornés d'or se prenant pour des portes paroles du tout puissant puisse vivre dans une opulente richesse, Jésus n'était-il pas fils de charpentier et pauvre? Ce qui me dérange derrière tout se faste fait autour de la foi, c'est l'endoctrinement et le pouvoir qu'exerce les plus hauts dignitaires religieux face à la naïveté, à la détresse et souvent à la sincérité de ceux qui croient.
Car le problème ce n'est pas de croire, c'est ce que font les chefs de ces croyances qui est scandaleuse!

Lorsque j'étais enfant, j'allais tous les dimanches à l'église et j'étais très imprégnée et impressionnée par le sentiment de paix et de foi qui se dégageait de ce lieu. Cela me paraissait à la fois étrange et bizarre. Dans chaque pièce de la maison un crucifix au mur, souvent je me confiais à dieu et lui racontais mes petits tracas et je dialoguais avec lui.

Aujourd'hui quand j'y pense, je trouve cela ridicule et pathétique. C'était facile de parler à quelqu'un qui ne vous juge pas, qui ne vous montre pas du doigt, quelqu'un qui ne se manifeste pas ni pour vous dire non, ni pour vous contredire, juste quelqu'un qui vous écoute comme un double de vous même qui écoute en silence. Je me suis rendus compte que dieu n'étais que le reflet de ma solitude que je comblais à travers lui comme un ami imaginaire. En grandissant, je me suis dis que mon libre arbitre étais plus important dans mes choix que de savoir ce que pouvait me dicter la morale chrétienne, je refuse de croire qu'un dieu quel qu'il soit puisse laisser les hommes dans la souffrance et la détresse pour atteindre un soi disant chemin vers le renoncement qu'il le conduira vers un paradis qui n'est que supposition.

Je me donne le droit de croire ou ne pas croire, je me donne le droit de prier ou de ne pas prier si cela me chante, est ce que dieu est sourd face à la prière d'un non croyant?, si oui cela veut dire qu'il n'est pas ouvert à aimer tout le monde, car on nous enseigne que dieu n'est qu'Amour, ne doit-il pas alors aimer tout les hommes, croyants ou non croyants, pécheurs ou non?Dois je renoncer aux plaisirs de la vie, cette même vie qu'il m'a sois disant offerte au nom de sacrifices qui nous mènera au paradis tant mérité pour s'être privé en son nom?

J'ai beaucoup de respect pour les croyants et je ne souhaite pas les blesser, je sais que beaucoup d'entre eux sont sincères dans leur foi, mais je ne me sens pas coupable de n'être finalement qu'un être humain franc et honnête capable de mentir et de pécher, capable de jouir de la vie sans restriction, non pas par bravade ni provocation mais juste par envie de vivre, cela n'entache en rien mon degré de compassion, de pitié et d'amour envers autrui.
Ce qui m'écoeure, c'est que les gens se détournent de la religion à cause de ceux même qui la prêche avec lâcheté, sans tenir compte des réalités de la vie, de la société et des faiblesses de l'être humain, jusqu'à faire des milliers de morts au nom d'un dieu qui n'en demande pas tant!

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